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Jeudi, 14 Novembre 2013 13:59

Le cynips frappe à notre porte !


Le cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus), principale menace pour la châtaigneraie au niveau mondial, s'approche fortement et rapidement de notre territoire. Responsable d'une très nette diminution de la production, ce parasite préoccupe grandement les professionnels.

 

Le Cynips, qu’es aquo ?cynips

C’est un petit hyménoptère noir de 2 à 3 mm de long. Il pond en juin-juillet dans les Bourgeons de châtaigniers uniquement. Les jeunes larves passent l’hiver dans les bourgeons sans qu’il y ait de symptômes apparents. Ce n’est qu’à partir du printemps que des galles apparaissent, galles dans lesquelles a lieu la nymphose.

 Ces galles, vertes à rouges, de 5 à 20 mm, peuvent êtres situées sur tous les organes verts : nervure, pétiole de la feuille, rameau, inflorescence, etc… et apparaissent au débourrement des bourgeons.

Quelle menace ?

Les attaques du Cynips provoquent une diminution de la croissance des rameaux et une baisse de la fructification (jusqu’à une perte de rendement de 50 à 70% dans la châtaigneraie à fruits) impactant la castanéiculture, l’apiculture et l’élevage. Le cynips ne tue pas les châtaigniers.

Mesures réglementaires :

Un arrêté national du 22 octobre 2010 modifié, définit les mesures suivantes  sur le plan national :

Comment lutter ?

Différentes méthodes de lutte ont été testées au Japon. Seule la lutte biologique avec le parasitoïde Torymus sinensis, combinée avec l’utilisation de variétés peu sensibles, a permis de contrôler les dégâts. Ce parasitoïde est acclimaté depuis 2004 en Italie. Ce micro-hyménoptère pond dans les bourgeons et galles infestés par le cynips. Les jeunes larves se nourrissent de celles du cynips.

En France, le Torymus a été introduit depuis 2010 dans les départements des Alpes Maritimes,  Drôme, Ardèche, Var, haute Corse, Lot, Dordogne et Gard et Hérault en 2012.

L’effet de la lutte biologique sur le retour du niveau initial de production dans les vergers n’est pas facile à estimer.  Mais il semble que le délai avant d’observer une nette amélioration soit assez long (> 6 ans !), surtout s’il s’agit de variétés sensibles.

Les lâchers de Torymus ne sont pas systématiques. En effet, suite à des prélèvements de galles sur de nouveaux sites infestés il s’est avéré que le Torymus était déjà présent, ce qui signifie que le prédateur du Cynips progresse tout comme le Cynips !

Sensibilité variétale

La sensibilité des variétés au cynips est très variable et parait être déterminante au niveau des pertes de production liées au cynips.  Les connaissances concernant cette sensibilité variétale sont très partielles. Pour l’instant, on peut dire que les variétés traditionnelles du Languedoc Roussillon sont sensibles au Cynips mais ne semblent pas être les plus sensibles. Des parcelles d’essais ont été mises en place en Italie, dans l’Hérault et dans la Drôme afin d’évaluer la sensibilité de différentes variétés comme la Pellegrine, le Marron Dauphine, la Bouche Rouge, la Comballe, la Figarette, la Rabaïraïse,… Sur 2 années consécutives, il est à noter une résistance totale pour la variété Gène Longue et une meilleure tolérance pour la Pellegrine. En revanche, on note déjà une forte sensibilité pour : Marsol ou Marigoule (M15).

Au Japon, le cynips a fini par presque disparaître mais les producteurs japonais ont assisté à une remontée en puissance des populations sur quelques années : le cynips disparaissant, le Torymus aussi et donc le cynips a pu se redévelopper momentanément jusqu’au moment où il a de nouveau été contrôlé par le Torymus. Il faudra donc s’attendre à ce type de cycle au cours desquels on observe un «ré équilibrage » de l’écosystème.

Et dans la vallée du Galeizon ?

Aucun foyer de cynips n’a été détecté à ce jour. Malheureusement, nous nous trouvons à la jonction entre 2  zones infestées avec un foyer détecté en 2013 sur St Etienne Vallée Française et en 2014 sur St Germain de Calberte. Il semble donc inévitable de découvrir prochainement un foyer près de chez nous.

Cependant, afin de ralentir l'extension du ravageur et l'intensité des dégâts qu'il provoque, il est très important de pouvoir détecter et signaler au plus tôt les foyers. La vigilance de tous est donc indispensable. C’est pourquoi il faut observer régulièrement les châtaigniers et signaler tout symptôme douteux aux organismes indiqués ci-dessous. Ces différents services pourront expertiser et confirmer les symptômes. En hiver, ce sont des feuilles sèches et des galles sèches qui doivent vous alerter. Au printemps, vous pouvez observer en plus des galles vertes à rouges.

gallesgalles2

Arrêté du 22/11/2010

Arrêté 05/03/2014

Cartographie des foyer de Cynips (Gard/Lozère)


SRAL

Maison de l’agriculture

Place Chaptal

34000 Montpellier

Tél : 04 67 10 18 18

FREDON LR

M. Nicolas ANDRE

Les Garrigues

8 rue des Cigales

34990 Juvignac

Tél : 04 67 75 64 48

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OIER SUAMME Alès :

M. Antoine MARCERON

Tél : 04 66 54 29 67


 


 

 

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