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Le Site Natura 2000
Origine et objectifs Imprimer Envoyer
Jeudi, 26 Mai 2016 12:08

Le réseau NATURA 2000 : origine et objectifs


Au Sommet de la Terre de Rio en 1992, les États conviennent que l’ensemble des indicateurs mesurant la viabilité de la planète (sur l’eau, l’air, les sols, la biodiversité) continue de se dégrader et que l’exploitation des ressources ne prend pas en compte les besoins des générations futures. Ils s’engagent alors sur des principes de développement durable visant à conjuguer les exigences économiques, sociales et environnementales et signent la convention sur la diversité biologique (diversité du vivant).

La directive européenne « Habitats », adoptée cette même année par la Commission européenne, illustre l’un de ces engagements sur le thème de la biodiversité. Elle crée le réseau Natura 2000.

Le réseau Natura doit permettre d’assurer en Europe le maintien ou le rétablissement dans un état de conservation favorable des habitats naturels et des habitats d’espèces de la flore et de la faune sauvages d’intérêt communautaire. Il est composé de sites désignés spécialement par chacun des États membres. Ils sont dénommés, de façon générique, « sites Natura 2000 » et sont constitués par 2 types de zones :

-       des Zones Spéciales de Conservation (Z.S.C.) désignées au titre de la Directive « Habitats » (1307 en France),

-       des Zones de Protection Spéciale (Z.P.S.) désignées au titre de la Directive « Oiseaux » (367 en France).

Chaque désignation est fondée sur la présence sur le site d’habitats et d’espèces sauvages rares, fragiles ou remarquables. Ces données descriptives sont résumées dans le « Formulaire Standard des Données ». Le périmètre du site est identifié sur une carte.

En France, chaque désignation s’accompagne également de l’élaboration d’un document d’objectifs, établi par les acteurs locaux et selon les principes suivants : « préserver les espèces sauvages, c'est avant tout protéger et gérer les habitats essentiels à leur vie et à leur reproduction. Maintenir les habitats naturels, c'est promouvoir les activités humaines et les pratiques qui ont permis de les forger puis de les sauvegarder, en conciliant les exigences écologiques avec les exigences économiques, sociales et culturelles ainsi que les particularités régionales et locales ».

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Le site de la vallée du Galeizon Imprimer Envoyer
Mercredi, 10 Février 2010 10:37

 

Pourquoi le site de la vallée du Galeizon a-t-il été inscrit au réseau européen Natura 2000 ?

La qualité de son patrimoine naturel

Cette vallée est située en dehors des grands axes de communication et ne constitue pas un lieu de passage mais bien un lieu de destination. Cet enclavement et l’absence de développement d’activités économiques néfastes à l’environnement lui ont permis de conserver un caractère sauvage et un patrimoine naturel et culturel remarquable. Petit bassin versant de 86 km², elle est très représentative des milieux méditerranéens montagnards sur substrat siliceux. Selon les scientifiques, elle renferme sur son territoire la plupart des habitats naturels et d’espèces d’intérêt communautaire qui sont présents sur l’ensemble des vallées cévenoles. Enfin, son cours d’eau principal, le Galeizon, a conservé un fonctionnement naturel et constitue l’habitat de nombreuses espèces d’intérêt communautaire qui bénéficient d’une eau d’excellente qualité.

Un équilibre restant fragile

Même si elle n’est pas traversée par des axes de communication de grande importance, la vallée du Galeizon possède un réseau de routes et de pistes bien développé qui permet à tous d’accéder à la plupart des massifs forestiers et des cours d’eaux. De plus, située à cinq kilomètres du centre de l’agglomération alésienne (80 000 habitants), elle constitue un lieu prisé par de nombreux citadins en recherche d’espaces « sauvages ». Ainsi, la fréquentation du site est très importante à certaines périodes de l’année, ce qui constitue une pression sur le milieu non négligeable qui est susceptible, si elle n’est pas gérée et dirigée, de remettre en cause son équilibre. Les enjeux liés à la conservation des habitats et des espèces d’intérêt communautaire sont une des raisons du choix du site.

 
Ses espèces Imprimer Envoyer
Mercredi, 02 Mars 2011 14:14

Barbeau méridional Barbus meridionalis 

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Chabot Cottus gobio

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Blageon Leuciscu soufia

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Ecrevisse à pattes blanches Austropotamobius pallipes

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Castor d’Europe Castor fiber

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Loutre d’Europe Lutra lutra

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Images :
www.commons.wikimedia.org

 
Ses habitats Imprimer Envoyer
Mercredi, 02 Mars 2011 14:15

Qu’est-ce qu’un habitat d’intérêt communautaire, un habitat naturel, un habitat d’espèces… ?

(Rédaction empruntée au CPIE des Causses méridionaux)

Extrait de l’article L.414-1 du code de l’environnement : « Les sites Natura 2000 font l'objet de mesures destinées à conserver ou à rétablir dans un état favorable à leur maintien à long terme les habitats naturels et les populations des espèces de faune et de flore sauvages qui ont justifié leur délimitation ». Les sites Natura 2000 font également l'objet de mesures de prévention appropriées pour éviter la détérioration de ces mêmes habitats naturels et les perturbations de nature à affecter de façon significative ces mêmes espèces.

- Les habitats et les espèces concernés par ces mesures sont :Les habitats naturels figurant à l’annexe I de la Directive « Habitats »,

- Les habitats d’espèces figurant à l’annexe II de la Directive « Habitats » ou à l’annexe I de la directive « Oiseaux » ainsi que les espèces d’oiseaux migratrices régulières.

En fonction de leur statut, ils sont dits d’intérêt communautaire ou prioritaires :

- Les habitats naturels ou les espèces remarquables, en danger, vulnérables, rares ou propres à un territoire (endémiques) sont qualifiés d’intérêt communautaire.

- Les habitats naturels et les espèces pour la conservation desquels l’Union Européenne porte une responsabilité particulière sont dits « prioritaires » au titre de la directive « Habitats ». Une * est accolée au nom d’un habitat ou d’une espèce lorsqu’ils sont prioritaires.

 

Définitions :

Un habitat naturel est une zone terrestre ou aquatique qui se distingue par ses caractéristiques géographiques, physiques et biologiques, qu’elles soient naturelles ou semi-naturelles. Il peut s’agir d’un grand type de milieu (estuaire, grand cours d’eau, dunes, etc.) ou d’écosystème plus restreint (tourbière de pente, pelouse calcaire, etc.).

Un habitat d’espèces est un milieu défini par des facteurs physiques et biologiques spécifiques où vit l’espèce, à l’un des stades de son cycle biologique, et pour l’ensemble de ses activités vitales (reproduction, alimentation, repos, etc.).

Le terme « habitat » est utilisé pour mentionner l’ensemble des habitats, qu’ils soient habitats naturels ou habitats d’espèces.

Le site de la vallée du Galeizon a été transmis à la Commission européenne au titre de la directive « Habitats » car il abrite plusieurs habitats et espèces figurant aux annexes I et II de cette même directive.



Habitats naturels prioritaires

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*Mares temporaires méditerranéennes à Isoètes

*Communautés des sources et suintements carbonatés (sources pétrifiantes)

*Aulnaies-frênaies des petits ruisseaux

*Pinèdes sub-méditerranéennes de pins noirs endémiques : Pin de Salzmann

 

 

Pin de Salzmann (Pinus salzmannii)



Habitats naturels d'intérêt communautaire


Eaux oligo-mésotrophes calcaires avec végétation benthique à Chara ssp. 

Saulaies riveraines des cours d’eau des Pyrénées et des Cévennes et Saulaies méditerranéennes à Saule pourpre et Saponaire officinale

Végétation pionnière des rivières méditerranéennes à Glaucière jaune et Scrophulaire des chiens

Landes sèches thermo-atlantiques 

Landes à Genêt purgatif du Massif Central 

Junipéraies à Genévrier oxycèdre et Junipéraies méditerranéennes à Genévrier commun 

Pelouses sèches semi-naturelles et faciès d’embuissonnement sur calcaire 

Roches siliceuses avec végétation pionnière du Sedo-Scleranthion 

Falaises siliceuses des Cévennes

Pelouses maigres de fauche de basse altitude (Alopecurus pratensis, Sanguisorba officinalis)

Châtaigneraies cévenoles collinéennes


 

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Châtaignier (Castanea sativa)




Source image : Wikimediacommons.org

 


A ne pas rater

Images de la vallée