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Son paysage Imprimer Envoyer
Vendredi, 19 Mars 2010 13:01

Au cours du dernier millénaire, les paysages ont beaucoup évolué en raison de l’occupation et de l’utilisation de l’espace par l’homme.

L’an 1850 :

A partir de l’an 1000, l’homme a défriché de façon massive afin d’utiliser le bois, et de créer des pâturages. Avec l’ouverture du milieu, d’autres espèces sont apparues. Parallèlement, l’homme a procédé pendant des siècles a des aménagements colossaux : terrasses, béals, calades, qui lui ont permis de créer des terrains plats cultivables et d’optimiser l’utilisation de l’eau. Sur ces terrasses, il a alors développé la culture du châtaignier bien au-delà de son aire naturelle de répartition pour recouvrir près de 70% de la surface de la vallée au milieu du XIXème siècle.

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L’an 2000 :

Au cours du XXème siècle, accentué par les guerres ainsi que par le développement des maladies du châtaignier, l’exode rural a entraîné l’abandon progressif de ce territoire. Manquant de moyens humains pour entretenir leurs vergers, les propriétaires se sont orientés vers des exploitations plus simples. La châtaigneraie a donc souvent été coupée pour son tanin et remplacée par le pin maritime utilisé pour le boisement des galeries des mines. En moins de 150 ans, les paysages de feuillus se sont alors transformés en forêts de résineux entraînant la fermeture des milieux, l’érosion des sols, la baisse de la biodiversité et augmentant ainsi considérablement le risque incendie.

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Aujourd’hui, l’enjeu est considérable. Face à ce risque naturel et à la perte progressive des paysages typiques cévenols, il est primordial de favoriser une agriculture, maintenir les vergers de châtaigniers existants, de favoriser la diversification des forêts pour conserver un patrimoine naturel et culturel de qualité.

 

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