header
La vallée du Galeizon
Présentation géographique et administrative Imprimer Envoyer
Mercredi, 10 Février 2010 01:04

Le bassin versant du Galeizon, d’orientation nord-ouest/sud-est, constitue une entité d’environ 8 800 hectares.

Cette vallée est située au nord-ouest de la ville d’Alès, dans la zone appelée Basses Cévennes à pins maritimes. Elle est délimitée au nord par la vallée Longue et au sud par la vallée Française. Elle se compose de 5 communes : Cendras, Soustelle, Saint Paul La Coste, Lamelouze et St Martin de Boubaux réparties sur 2 départements (Gard et Lozère).

cliquez sur image pour agrandir

La vallée du Galeizon est séparée de la Vallée Longue par le plateau calcaire des Serres et par la ligne de crête du Mortissou culminant à 899 mètres d’altitude au signal de Lichère et à 890 mètres au signal Saint-Michel. A l’Ouest, elle est limitée par le col du Pradel ou col de Prentigarde, en contrebas duquel le Galeizon prend sa source. La crête de la Vieille morte, culminant à 924 mètres au Serre de la Capelle, et la crête du Montcalm, culminant à 699 mètres, constituent les limites sud-ouest et sud-est de la vallée. Elle débouche à l’est au pied du Puech, à 145 mètres d’altitude, dans le Gardon d’Alès, aux portes de l’agglomération alésienne.

Les communes de Lamelouze et Cendras font partie de la communauté de communes du Pays Grand’Combien, Saint Paul La Coste et Soustelle de la communauté de communes du Grand’Alès et Saint Martin de Boubaux de la communauté de commues de la Vallée Longue et du Calbertois.

Les 5 communes de la vallée du Galeizon ont délibéré en 2009 pour intégrer l’aire optimale d’adhésion. Le décret 2009-1677 du 29 décembre 2009 (JO du 31 décembre 2009), vu les avis de ces communes, a intégré ces mêmes communes dans l’aire d’adhésion. La rédaction de la Charte du Parc National des Cévennes devrait prochainement être engagée. A son issue, les communes pourront adhérer ou ne pas adhérer à celle-ci.

A cheval sur deux départements, la vallée du Galeizon présente une diversité de relief impliquant une géologie et une lithologie caractéristiques. Il est donc intéressant de se pencher sur ses caractéristiques afin de pouvoir par la suite découvrir la diversité des paysages s’y rattachant.

Prsentation_gographique_et_administrative


 
Sa géologie et son climat Imprimer Envoyer
Mercredi, 10 Février 2010 01:06
Sa géologie
La vallée du Galeizon est composée pour l’essentiel de deux unités géologiques : les
Cévennes schisteuses en amont, et la bordure cévenole calcaire à l’aval. Elles constituent respectivement 85 % et 15 % du bassin versant. Elles sont séparées par la faille géologique de Soustelle (ou La Croix des Vents) orientée Nord-Nord-Ouest Sud-Sud-Est, qui serait le prolongement de l’important décrochement de Villefort et qui est matérialisée en surface par le ruisseau du Rieusset.
Les Cévennes schisteuses sont représentées par des formations métamorphiques, généralement appelées « schistes des Cévennes ». Cette formation affleure largement sur les communes de St Martin de Boubaux, Lamelouze, St Paul La Coste, Soustelle et la moitié ouest de Cendras. Elle est traversée localement par un petit complexe granitique.
La bordure cévenole calcaire repose en totale discordance sur les Cévennes schisteuses. Elle constitue la couverture sédimentaire mésozoïque postérieure au Houiller, qui s’est déposée du Trias au Crétacé. Cette formation affleure sur la moitié Est de Cendras et en limite de Soustelle, ainsi que sur la commune de Saint Paul la Coste.


Carte géologique de la vallée du Galeizon

zones
zone-schisteuse
zone-calcaire-p

Son climat
Appartenant au bassin du Gardon, le sous-bassin du Galeizon, comme lui relève du domaine climatique méditerranéen.
Les spécificités de ce climat se traduisent par des étés chauds et secs, souvent marqués d’un épisode de sécheresse, et des hivers doux et humides. Toutefois, ce schéma climatique connaît des irrégularités thermiques et pluviométriques tant en été, où des pluies brutales et orageuses peuvent survenir, qu’en hiver où des chutes brutales de températures ne sont pas exclues.
 
Son paysage Imprimer Envoyer
Vendredi, 19 Mars 2010 13:01

Au cours du dernier millénaire, les paysages ont beaucoup évolué en raison de l’occupation et de l’utilisation de l’espace par l’homme.

L’an 1850 :

A partir de l’an 1000, l’homme a défriché de façon massive afin d’utiliser le bois, et de créer des pâturages. Avec l’ouverture du milieu, d’autres espèces sont apparues. Parallèlement, l’homme a procédé pendant des siècles a des aménagements colossaux : terrasses, béals, calades, qui lui ont permis de créer des terrains plats cultivables et d’optimiser l’utilisation de l’eau. Sur ces terrasses, il a alors développé la culture du châtaignier bien au-delà de son aire naturelle de répartition pour recouvrir près de 70% de la surface de la vallée au milieu du XIXème siècle.

millieu-ouvert

L’an 2000 :

Au cours du XXème siècle, accentué par les guerres ainsi que par le développement des maladies du châtaignier, l’exode rural a entraîné l’abandon progressif de ce territoire. Manquant de moyens humains pour entretenir leurs vergers, les propriétaires se sont orientés vers des exploitations plus simples. La châtaigneraie a donc souvent été coupée pour son tanin et remplacée par le pin maritime utilisé pour le boisement des galeries des mines. En moins de 150 ans, les paysages de feuillus se sont alors transformés en forêts de résineux entraînant la fermeture des milieux, l’érosion des sols, la baisse de la biodiversité et augmentant ainsi considérablement le risque incendie.

millieu-ferme

 

Aujourd’hui, l’enjeu est considérable. Face à ce risque naturel et à la perte progressive des paysages typiques cévenols, il est primordial de favoriser une agriculture, maintenir les vergers de châtaigniers existants, de favoriser la diversification des forêts pour conserver un patrimoine naturel et culturel de qualité.

 

A ne pas rater

Images de la vallée

Facebook

Retrouves nous sur Facebook